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Si vous ne connaissez pas les noms des personnes que nous vous présentons ici, voici de quoi rectifier le tir : ces hommes sont des géants du monde des
jeux-vidéo ; sans eux, notre loisir préféré n'existerait pas...
Shigeru Miyamoto. S'il y a bien un nom que vous devez retenir, c'est celui-ci.
Shigeru Miyamoto est surnommé le "Spielberg des jeux-vidéo". Il est né le 16 novembre 1952 à Sonobe. Très jeune, il se passionne pour la musique, le dessin et les marionnettes. Et alors me
demanderez-vous ? Et bien sachez que Miyamoto a fait toute sa carrière chez Nintendo, et que c'est plutôt une bonne affaire pour Big N, car cet homme est le créateur des plus grands hits de cette
marque : il est le papa de Mario, Donkey Kong, Zelda, des Pikmin... bref, tous ces succès qui ont fait la renommée de Nintendo. L'homme conçoit, mais participe également au développement des
jeux, comme Zelda : Twilight princess, Goldeneye64, Super Mario Kart, Super Mario Galaxy... Et j'en passe. Très polyvalent, Miyamoto est aussi le designer de la Super-Nintendo ou encore des
manettes N64 ou GameCube... Bref, sans nul doute un individu sans qui Nintendo continuerait à ne fabriquer que des cartes à jouer...
Koji Kondo. Autre nom emblématique de la firme Nintendo, Koji Kondo est un compositeur né le 13 août 1960 à Nagoya.
Lorsque ce petit jeune débarque dans le cruel monde du travail, il frappe à plusieurs portes pour proposer ses services, dont celle de Nintendo. La firme est séduite et décide de le placer
dans l'équipe d'un autre petit nouveau, un certain Miyamoto (lire ci-dessus). C'est parti pour la carrière de Kondo qui va ainsi devenir l'un des plus grands compositeurs de musiques de jeux
vidéo. On lui doit notamment les bandes originales des Marios, Zeldas, Pokemon, Starfox... soit plus d'une cinquantaine d'oeuvres (le mot est faible : tout le monde se souvient des thèmes
principaux de ces séries) rien que dans le monde des jeux vidéo. Avec la N64, Koji Kondo s'éloigne un peu de la composition, se contentant bien souvent de superviser les projets
musicaux...
Gunpei Yokoi. Il est grand temps de rendre hommage à l'un des grands hommes de la firme Nintendo, souvent méconnu du
grand public, mais qui est le porteur de projets qui ont assis la firme sur sa position de leader du marché du jeu vidéo. Né le 10 septembre 1941, Gunpei Yokoi est le concepteur de produits tels
la GameBoy (première du nom et GB pocket), le Virtual Boy, le Super-Scope ou le Zapper, ou encore des Game & Watch, qui ont connu leur petit succès dans les années 80, grace à des jeux comme
Donkey Kong (avec Miyamoto). Sur NES, il est aussi le concepteur de l'add-on Famicom Disk System, et de titres mémorables tels que Kid Icarus, Metroid, Exitebike, Ballon-Fight... Par la suite, il
enchaîne les hits sur GameBoy et sur Super-Famicom (Mario-Land, Metroid 2, Mario Paint...) mais suite à l'échec commercial du Virtual Boy, il quitte Nintendo pour fonder sa société, Koto
Laboratory, qui va produire des jeux pour Nintendo, notamment avec Bandaï. C'est d'ailleurs avec cet éditeur qu'il conçoit la Wonderswan, console portable qui accueille notamment des RPG tels que
les Final Fantasy. Le 4 octobre 1997, il décède fauché par une voiture. Le premier jeu de la Wonderswan, en hommage, se nommera Gunpey et son nom apparaît à titre posthume au générique de
Metroid Prime.
Alexei Pajitnov. Né en Union Soviétique en 1956, Alexei Pajitnov (ou Pazhitnov) est un excellent
mathématicien et informaticien à qui l'on doit l'un des plus grands hits de tous les temps : Tetris. Lorsqu'il crée ce jeu de briques en 1985, celui-ci amuse ses petits camarades de boulot. Il se
fait quelque peu avoir en distribuant gratuitement ce jeu dans tous le bloc de l'Ouest en 1986. Il perd ainsi les droits de ce qui devient alors un hit planétaire pour dix ans. Contrairement à
une rumeur, Pajitnov n'est pas décédé sans un sou : il vit aujourd'hui aux Etats-Unis, et en 1996, il a racheté les droits de Tetris, ce qui lui a permis de fonder the Tetris Company. Il
collabore avec Nintendo pour concevoir des puzzle-games tels Yoshy's cookies et Pandora's box, puis avec Microsoft pour élaborer ses packs de puzzle-games. Il démissionne de chez Billou en
2005 pour concevoir ses propres jeux. Plus d'infos sur Tetris dans cet article.
Nobuo Uematsu. Alors là, attention, je dis "grand bonhomme"
! Né le 21 mars à Kôchi, il est actuellement considéré comme LE plus grand compositeur de musiques de jeux vidéo. Lui qui voulait devenir lutteur professionnel ou champion olympique, il
compose sa première mélodie à l'âge de 12 ans. Plus tard, il fonde un groupe dont il est le synthé, mais c'est en vérité la composition qui l'intéresse. Il réalise des musiques de spots
publicitaires. Il a 26 ans lorsqu'il est embauché par la société Squaresoft. Il compose plusieurs musiques de jeux NES, mais alors que Squaresoft est en grande difficulté financière, Uematsu se
voit confier la bande-originale du jeu de la dernière chance, qui porte d'ailleurs le nom de Final Fantasy. Les concepteurs du jeu lui commandent une OST au ton orchestral et épique, malgré les
limites techniques de l'époque. Final Fantasy est un succès et la carrière de Nobuo Uematsu décolle. Il assurera les bandes originales de tous les volets de la série, toujours avec succès
(jusqu'à Final Fantasy X : après il prend un peu de distance pour se consacrer à son groupe de métal progressif, The Black Mages). Parallèlement, Uematsu assure de nombreuses OST (Chrono Trigger,
Blue Dragon, Super Smash Brothers Brawl...) et des albums solo, très new-age (Phantasmagoria). Véritable génie, Uematsu propose à chaque fois des BO extraordinaires, appuyées par le Tokyo
Philharmonic orchestra, et ses albums peuvent quasiment s'acheter les yeux fermés.
Yugi Naka. Né le 17
septembre 1965 au Japon, ce développeur reste un illustre inconnu pour la plupart des joueurs. Pourtant, on lui doit une innovation majeure dans le petit monde des jeux vidéo, un procédé qui
permet d'accélérer le défilement (ou scolling), utilisé dans un jeu qui restera dans les mémoires et dont il est l'un des co-fondateurs : Sonic the Hedgehog. Dès le lycée, Naka sait
qu'il veut devenir développeur dans l'industrie des jeux vidéo, et dès 1984, il est embauché chez Sega. C'est en 1991, avec Naoto Oshima et Hirokazu Yasuhara, qu'il crée Sonic. Jusqu'au 16
mars 2006, il prend la tête de l'équipe de développement Sonic Team, avant de quitter Sega pour créer sa propre société. On lui doit notamment Spy vs Spy (1986), les trois premiers
volets de Phantasy Star (de 1988 à 1990), Nights (1996), ChuChu Rocket (1999) et bien entendu toute la saga des Sonic.
David Perry. Il eut été impossible de vous parler des grands noms des jeux vidéo sans vous présenter David Perry, véritable petit génie informatique qui alimentera de ses hits la
"Guerre des consoles" Megadrive et Super-Nintendo. Pour situer le niveau du bonhomme, sachez que "DiPi" a programmé son premier jeu à l'âge de 15 ans, sur un ordinateur Sinclair. Né en 1967,
d'origine irlandaise, il écrit son premier succès sur micro-ordinateur 8 bits dans les années 80 : Pyjama rama. Ayant rejoint Probe Software, il rencontre le graphiste et musicien Nick
Bruty, et de leur collaboration vont naître plusieurs titres 8 bits (Smash TV, Savage, Beyond the ice palace...) qui se démarquent par leur beauté, leur animation, le nombre de sprites à
l'écran. Reconnu dans le milieu, David Perry va alors s'éclater sur 16 bits, en pleine "Guerre des consoles", ne cachant pas sa préférence pour la Megadrive (ce qui va se ressentir par les
différences entre les versions, pour les jeux développés simultanément sur les supports Sega et Nintendo). Parmi les hits que l'on lui doit, on notera notamment Global Gladiators
(licencié McDonald's), Cool Spot (avec la petite pastille rouge de la marque 7up), Alladin (1993), Earthworm Jim (1995), Messiah (2000)... En 1993, il
fonde sa propre société de développement : Shiny Entertainment. En 2001, les frères Wachowski lui confient le développement de Enter the Matrix, adaptation de leur trilogie...
Michel Ancel. Né à Monaco en 1972, Michel Ancel sera très inspiré par tous ces pays qu'il visitera aux cotés de son père, militaire
de carrière. En Tunisie, il découvre sa première console, et c'est le coup de foudre. Il va alors bidouiller son ordinateur, et devenir programmeur de démos de jeux. Lorsque son projet de shoot'm
up, intitulé Mechanic Warriors, avorte, il ne se décourage pas pour autant et finit par intégrer la société Ubisoft en 1989, comme graphiste indépendant. Il va participer au
développement de The Intruder et de The Teller. Devenu salarié en 1992, il va diriger le développement de Rayman, sur Jaguar, Saturn et PlayStation. Pour créer ce
personnage, il s'inspire d'un dessin qu'il avait fait, adolescent, représentant un personnage sans bras ni jambes (en plus, ça permet une animation plus fluide, alors...). Par la suite, il va
concevoir ou designer les personnages des différents volets de Rayman (de Rayman 2 : the great escape à Rayman contre les Lapins encore plus crétins), Tonic
Troubble (N64), Beyond Good and Evil. Reconnu mondialement, il tape dans l'oeil du réalisateur néo-zélandais Peter Jackson qui va lui confier le développement de l'adaptation
de son film King-Kong. Et en mars 2006, le ministre de la Culture R. Donnedieu de Vabres lui remet officiellement la médaille de Chevalier des Arts et des Lettres.
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